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L'ONU qualifie la crise économique à Gaza de la plus grave jamais observée dans le monde

Un rapport de l'ONU estime à 71,5 milliards de dollars le coût du redressement et de la reconstruction de Gaza, alors que le territoire subit la pire crise économique jamais enregistrée à l'échelle mondiale.

Cet article a été produit avec l’aide de l’IA sous la responsabilité éditoriale de Haydamax OÜ.

La bande de Gaza traverse « la plus grave crise économique jamais observée » dans le monde, selon un rapport des Nations unies. Le montant nécessaire au redressement et à la reconstruction du territoire est estimé à 71,5 milliards de dollars, une somme qui « risque encore d'augmenter », précise ce document.

Ce chiffrage, rendu public alors que les combats se poursuivent, illustre l'ampleur des destructions subies par l'enclave palestinienne. Il couvre à la fois la remise en état des infrastructures essentielles, la reconstruction des logements et le redémarrage d'une activité économique aujourd'hui quasi à l'arrêt.

Le rapport de l'ONU ne se contente pas de dresser un bilan matériel. Il souligne que la crise économique en cours à Gaza dépasse, par son intensité et sa durée, tout ce qui a été documenté ailleurs dans le monde. Les indicateurs habituels — production, emploi, revenus, accès aux services de base — se sont effondrés, et le tissu économique local a été largement détruit.

Le montant de 71,5 milliards de dollars n'est pas un chiffre définitif. Les auteurs du rapport avertissent qu'il pourrait encore grimper, à mesure que les destructions se poursuivent et que l'évaluation des besoins s'affine. Cette incertitude complique toute planification d'une reconstruction future, dont les modalités politiques et financières restent à définir.

La publication de ce rapport intervient dans un contexte régional tendu. À New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré sur Fox News que la décision de mettre fin au conflit entre l'Iran et les États-Unis appartenait désormais à Washington. « C'est à l'Amérique de décider si elle veut ou non terminer » ce conflit, a-t-il affirmé, deux jours après l'annonce par Donald Trump de discussions entre responsables américains et iraniens.

Par ailleurs, la guerre à Gaza continue de susciter des mobilisations. À New York, l'actrice américaine Susan Sarandon a été interpellée par la police lors d'un rassemblement organisé contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, qui devait s'exprimer devant l'Assemblée générale de l'ONU. Le sit-in, organisé par Jewish Voice for Peace, a donné lieu à plus de cent arrestations selon l'organisation, un bilan que le NYPD n'a pas confirmé.

Ces éléments de contexte rappellent que la crise économique décrite par l'ONU s'inscrit dans un conflit toujours actif, dont l'issue conditionne directement toute perspective de redressement. Tant que les hostilités n'ont pas cessé, l'évaluation des besoins et la mise en œuvre d'un plan de reconstruction restent suspendues à des décisions politiques.

Le rapport onusien met ainsi en évidence un double défi : l'ampleur des moyens financiers à mobiliser et l'absence de cadre stabilisé permettant de les déployer. Pour les populations de Gaza, la crise économique se traduit par des privations quotidiennes, tandis que les institutions internationales peinent à chiffrer précisément les dommages.

Le chiffre de 71,5 milliards de dollars constitue à ce stade la principale référence disponible pour mesurer l'effort de reconstruction à venir. Il pourrait servir de base aux discussions entre bailleurs internationaux, mais aucune annonce n'a été faite sur un éventuel mécanisme de financement ou sur un calendrier.

L'ONU, en qualifiant cette crise de la plus grave jamais observée dans le monde, place Gaza au centre des préoccupations économiques et humanitaires internationales. Le rapport ne précise pas de délai pour le redressement, laissant entendre que celui-ci dépendra de l'évolution de la situation sur le terrain.