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Mobilisation du 17 octobre : Laurent Nuñez autorise les grenades assourdissantes et les LBD face aux violences

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé que les grenades assourdissantes et les lanceurs de balles de défense pourront être utilisés lors de la journée de mobilisation du 17 octobre. Les négociations entre le gouvernement et les organisations lycéennes sont dans l'impasse.

Cet article a été produit avec l’aide de l’IA sous la responsabilité éditoriale de Haydamax OÜ.

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé que les forces de l'ordre pourront recourir à l'ensemble des armes intermédiaires à leur disposition, y compris les grenades assourdissantes et les lanceurs de balles de défense, lors de la journée de mobilisation prévue le 17 octobre. « Les policiers et gendarmes doivent pouvoir utiliser l'ensemble des armes intermédiaires à leur disposition », a déclaré le ministre, précisant que ces équipements seraient déployés en cas de violences.

Cette annonce intervient à la veille d'une mobilisation nationale contre la vie chère et d'autres revendications, qui s'annonce particulièrement suivie. Un millier d'actions de formes diverses sont annoncées sur l'ensemble du territoire, certaines étant revendiquées par des « gilets jaunes ». Les autorités redoutent des débordements et entendent donner aux forces de l'ordre les moyens de répondre à d'éventuels incidents.

En parallèle, les négociations entre le gouvernement et les organisations lycéennes sont dans l'impasse. Le ministre de l'Éducation nationale Edouard Geffray et les représentants lycéens n'ont pas enregistré d'avancée notable lors de leur troisième échange depuis le début du mouvement. L'Union syndicale lycéenne a annoncé vouloir désormais négocier directement avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, estimant que les discussions avec le ministère de l'Éducation ne permettaient pas d'obtenir de résultats concrets.

Malgré cette situation, les blocus de lycées et d'universités se poursuivent, bien que leur nombre soit en baisse à la veille des vacances scolaires. Les organisations lycéennes maintiennent la pression et appellent à une forte participation à la journée du 17 octobre. Cette mobilisation s'inscrit dans un contexte de grogne sociale plus large, avec des revendications portant notamment sur le pouvoir d'achat et les conditions d'études.

En marge de ce mouvement, l'interpellation d'un élève pour outrage par des policiers en civil au lycée Paul-Eluard de Saint-Denis, jeudi, a provoqué une vive colère. Enseignants et élèves ont dénoncé des violences policières, ajoutant une tension supplémentaire à un climat déjà tendu. Cet incident pourrait alimenter la mobilisation de samedi et accroître la défiance envers les forces de l'ordre.

Le recours aux grenades assourdissantes et aux LBD est une pratique controversée en France, régulièrement critiquée par des organisations de défense des droits humains et des syndicats. Leur utilisation lors de précédents mouvements sociaux avait donné lieu à des blessures graves, alimentant les débats sur la doctrine de maintien de l'ordre. En autorisant à nouveau ces armes, le gouvernement entend prévenir les troubles à l'ordre public, mais s'expose à de nouvelles critiques.

La journée du 17 octobre s'annonce donc comme un test pour l'exécutif, qui doit gérer à la fois la contestation sociale et les risques de débordements. Les appels à la mobilisation se multiplient, et les autorités ont prévu un dispositif de sécurité important. Les regards seront tournés vers les grandes villes, où les défilés et les actions pourraient être les plus suivis.

Pour l'heure, ni le ministère de l'Intérieur ni les organisations lycéennes n'ont annoncé de nouvelles rencontres. La balle est dans le camp du gouvernement, alors que la pression monte à l'approche du 17 octobre.