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« Mayday » : Ryan Reynolds et Kenneth Branagh dans une comédie d’action qui divise la critique

Le film « Mayday », produit par Skydance et Apple, revisite la comédie d’action des années 1980 avec Ryan Reynolds et Kenneth Branagh. Les premières critiques saluent la performance de Branagh mais regrettent un duo mal assorti et un ton inégal.

La comédie d’action « Mayday », produite par Skydance et Apple, tente de capturer l’esprit des buddy movies des années 1980, mais le duo formé par Ryan Reynolds et Kenneth Branagh pourrait ne pas être à la hauteur des attentes. Les premières critiques, partagées cette semaine, dressent un portrait contrasté d’un film qui oscille entre divertissement assumé et promesses non tenues.

Le long-métrage, qui se déroule pendant la guerre froide, s’inscrit dans la lignée de « Midnight Run », ce classique du genre mêlant course-poursuite, dialogues acérés et duo improbable. Si l’intention est claire, l’exécution laisse les observateurs partagés. Ryan Reynolds, habitué aux rôles sarcastiques, livre une performance qualifiée de « sporadiquement amusante » par une partie de la presse spécialisée. Son personnage, un pilote au passé glorieux, rappelle ses précédentes collaborations avec des réalisateurs adeptes de l’humour auto-dérisoire, mais sans atteindre la même efficacité.

Kenneth Branagh, de son côté, semble tirer son épingle du jeu. Plusieurs critiques notent qu’il « vole la vedette » à son partenaire de jeu, apportant une gravité et une précision qui contrastent avec le ton plus léger de Reynolds. Cette dynamique déséquilibrée constitue selon les observateurs l’un des principaux défauts du film : les deux acteurs peinent à trouver une alchimie crédible, essentielle pour ce type de récit où la relation entre les protagonistes porte une grande partie de l’intérêt.

Le projet, porté par Skydance et David Ellison, avait pour ambition de renouer avec un cinéma d’action à grand spectacle, porté par des stars et destiné au grand écran. Pourtant, sa sortie directement sur la plateforme Apple TV+ a suscité des interrogations. Dans un contexte où les studios multiplient les annonces de productions cinématographiques, certains analystes y voient un signe supplémentaire de la mutation des stratégies de distribution. Le producteur David Ellison a récemment réaffirmé sa volonté de voir les grands studios proposer une trentaine de films par an en salles, une promesse qui contraste avec la trajectoire de « Mayday ».

Le film n’est pas dénué de qualités. Les scènes d’action, soignées, rappellent les productions des années 1980 avec des cascades physiques et des décors travaillés. L’humour, bien que inégal, parvient par moments à faire mouche, notamment dans les échanges entre les deux héros. Mais l’ensemble souffre d’un rythme irrégulier et d’une intrigue qui peine à surprendre, malgré un contexte historique pourtant propice aux rebondissements.

Pour les amateurs du genre, « Mayday » offre un divertissement honnête, sans jamais atteindre les sommets de ses modèles. La performance de Kenneth Branagh, saluée par la critique, pourrait néanmoins justifier à elle seule le visionnage. Reste à savoir si le public, habitué aux productions plus ambitieuses de Reynolds, suivra. Le débat sur la place de ces films dans le paysage audiovisuel actuel, entre salles obscures et plateformes, n’est quant à lui pas près de s’éteindre.

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