Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes et candidate à l'élection présidentielle, a appelé le gouvernement à « revoir » sa doctrine du maintien de l'ordre. Elle estime que cette doctrine met en danger à la fois « manifestants et policiers », alors que des tensions se sont poursuivies en marge de plusieurs cortèges organisés en France.
« J'en ai ras-le-bol de la doctrine de… », a déclaré la responsable écologiste, exprimant une exaspération face à une approche sécuritaire qu'elle juge inadaptée. Son intervention s'inscrit dans un contexte de mobilisation nationale contre la « vie chère », qui a donné lieu à des incidents dans plusieurs grandes villes.
À Paris, un cortège protéiforme est parti de la place de la République, où la situation était tendue depuis le matin. Les forces de l'ordre ont fait usage à plusieurs reprises de gaz lacrymogènes face à plusieurs centaines de manifestants, dont certains tiraient des mortiers d'artifice. Des tensions et des destructions ont également été signalées à Lille, Lyon et Marseille.
À Lyon, une antenne de l'office de tourisme située place Bellecour a été saccagée et incendiée en marge du mouvement. Selon la préfecture du Rhône, les forces de l'ordre ont engagé des manœuvres pour disperser les groupes violents, car de « nombreux individus hostiles empêchent l'intervention en sécurité des sapeurs-pompiers sur l'incendie ». Les policiers ont fait usage d'un canon à eau et de grenades lacrymogènes pour repousser des manifestants qui tiraient des projectiles.
Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a condamné « fermement ces scènes de violence inacceptables », tout en estimant que « les images sont choquantes, les manifestants […] ont été mis en danger ». Il a apporté son soutien aux commerçants pris pour cible ainsi qu'aux policiers et aux pompiers, rappelant que « nos bâtiments publics sont des biens communs ».
La prise de position de Marine Tondelier rejoint les critiques de plusieurs responsables politiques sur la gestion des foules. Elle intervient alors que les débats sur les méthodes de désencerclement et l'usage des armes non létales reviennent régulièrement après chaque mobilisation sociale. La candidate à la présidentielle entend ainsi peser sur un sujet qui touche à la fois aux libertés publiques et à la sécurité des forces de l'ordre.
Le gouvernement n'a pas encore réagi publiquement à cet appel. La question du maintien de l'ordre devrait toutefois rester au centre des discussions politiques dans les prochaines semaines, à mesure que les mouvements sociaux se poursuivent et que les syndicats annoncent de nouvelles journées d'action.