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Le Pentagone et Lockheed Martin s'accordent sur 850 F-35 sur dix ans

Le département de la Guerre et Lockheed Martin ont conclu un accord-cadre portant sur 850 chasseurs F-35 destinés aux États-Unis, avec pièces détachées et commandes internationales, pour les lots de production 21 à 30. Le texte doit encore être validé par le Congrès.

Lockheed lines up deal for 850 U.S. F-35s over 10 years
Le Pentagone et Lockheed Martin s'accordent sur 850 F-35 en dix ans
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Cet article a été produit avec l’aide de l’IA sous la responsabilité éditoriale de Haydamax OÜ.

Le département de la Guerre américain et Lockheed Martin ont trouvé un accord-cadre pour la production et le maintien en condition opérationnelle de 850 chasseurs F-35 sur dix ans. Le dispositif couvre les lots de production 21 à 30 et inclut, outre les appareils destinés aux forces américaines, des pièces détachées, des kits de modification et les commandes internationales.

L'accord maintient le rythme de production à 156 avions par an, un niveau que l'avionneur et le Pentagone entendent stabiliser sur toute la durée du contrat. Ce plafond industriel constitue l'un des points centraux de l'arrangement : il fixe la cadence de l'usine de Fort Worth, au Texas, où sont assemblés les appareils, et conditionne la planification des sous-traitants répartis dans plusieurs pays partenaires du programme.

Le montant du contrat n'a pas été précisé dans l'immédiat. Le cadre négocié doit encore être validé par le Congrès, étape indispensable avant que les commandes puissent être formalisées. Les élus américains examinent traditionnellement les grands programmes d'armement au regard de leur coût, de leur calendrier et de leur impact sur l'emploi industriel, ce qui peut modifier les volumes ou les échéances prévus.

Le F-35, avion de combat furtif développé par Lockheed Martin, est le programme d'armement le plus coûteux de l'histoire militaire américaine. Il est décliné en trois versions — une pour l'armée de l'air, une pour les Marines et une pour la Marine — et équipe déjà plusieurs pays alliés, dont le Royaume-Uni, l'Italie, les Pays-Bas, la Norvège, le Danemark, la Belgique, la Pologne, le Japon, la Corée du Sud et l'Australie. La France, qui n'en possède pas, reste engagée sur d'autres appareils.

La portée du contrat dépasse la seule chaîne d'assemblage. Les pièces détachées et les kits de modification représentent une part importante de l'activité de maintien en condition opérationnelle, souvent appelée « sustainment » dans le jargon du secteur. Ce volet couvre la maintenance des cellules, des moteurs et des systèmes électroniques, ainsi que la mise à niveau des appareils déjà en service. Pour les clients internationaux, il garantit la disponibilité des rechanges sur une longue période.

L'accord intervient dans un contexte de forte demande de défense. Lockheed Martin a récemment relevé ses prévisions, portées par les commandes de défense antimissile et d'avions de combat. Le carnet de commandes du F-35, déjà l'un des plus importants du secteur, devrait rester soutenu par les besoins de modernisation des forces aériennes alliées et par le remplacement d'appareils plus anciens.

La validation par le Congrès reste toutefois l'inconnue principale. Les commissions de défense examinent régulièrement les programmes majeurs pour vérifier la maîtrise des coûts et le respect des calendriers. Un feu vert parlementaire ouvrirait la voie à la contractualisation des lots successifs, tandis qu'un refus ou une réduction des volumes obligerait les parties à renégocier le cadre.

Pour l'industrie européenne, l'annonce rappelle l'ampleur des moyens engagés par les États-Unis dans leur aviation de combat. Plusieurs pays du Vieux Continent ont choisi le F-35 pour remplacer leurs flottes vieillissantes, ce qui alimente les débats sur la souveraineté industrielle et sur la place des programmes européens, comme le futur avion de combat franco-germano-espagnol, dans les années à venir.

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