Damien Lewis, acteur britannique connu pour ses rôles dans « Homeland » et « Billions », a accepté de se prêter au jeu de la mémoire musicale. Dans une interview accordée à NME, il revient sur les morceaux qui ont jalonné son existence, de l'enfance à aujourd'hui, offrant un aperçu intime de ses goûts éclectiques, du rock 'n' roll des années 50 à la pop électronique des années 80.
Son premier amour musical ne fait aucun doute : Elvis Presley. « Dans notre maison, nous avions un album compilation français de ses chansons intitulé “Le Roi Du Rock 'n' Roll”. Enfant, j'étais obsédé par “Mystery Train”. La façon dont Elvis tenait sa guitare comme un fusil et l'attaque percussive des cordes m'a fait tomber amoureux de la guitare », se souvient-il. Cette passion l'a d'ailleurs poussé, des années plus tard, à parcourir l'Europe à moto avec une tente, jouant dans les rues. Le premier album qu'il achète, en 1981, est « Autoamerican » de Blondie, dans un magasin de musique de Finchley Road à Londres. « En tant que jeune garçon, il était impossible de ne pas tomber amoureux de Debbie Harry », confie-t-il, avant d'ajouter qu'il a eu l'occasion de revoir le groupe en concert à New York en 2013, où Debbie Harry était toujours aussi magnétique.
Le premier concert de Damien Lewis remonte à 1986, à Wembley, où il assiste à la performance de Queen, accompagné d'INXS en première partie. « Je n'y suis allé que parce que le père de mon ami Kieran était un ponte de l'industrie musicale et qu'il avait obtenu quatre billets », explique-t-il. À l'époque, Queen venait de triompher au Live Aid, et le groupe était « phénoménal ». La chanson qui lui rappelle sa maison est « Eleanor Rigby » des Beatles, évoquant les après-midi passés en haut de la maison avec son frère, à regarder le ciel gris de Londres. Il a d'ailleurs rencontré Paul McCartney lors d'une soirée politique : « Il est venu me voir et m'a dit : “Oh, tu t'y connais un peu en télévision, non ?”. J'ai fondu. Le fait que McCartney sache qui je suis est incroyable. »
Parmi les chansons qui l'ont marqué, Damien Lewis cite « Heroes » de David Bowie, qu'il considère comme « la chanson la plus évocatrice, triomphante et euphorique », et « Little T&A » des Rolling Stones, qui lui trotte dans la tête. Il avoue ne plus pouvoir écouter « Swing the Mood » de Jive Bunny, un medley qui a « découpé ses chansons préférées en extraits de 20 secondes » et qui a été diffusé en boucle à la radio. Pour danser, il choisit « There's a Better Place » de Crazy P, un morceau rave des années 90 qui le fait toujours lever. La chanson qui le fait pleurer est « Gotta Have You » des Weepies, qui lui rappelle son installation à Los Angeles avec sa femme Helen McCrory, décédée depuis. Enfin, pour ses funérailles, il a choisi « It's My Life » de Talk Talk, un titre qui résume sa philosophie : « La vie est ce que vous en faites ».
Damien Lewis entame une tournée au Royaume-Uni à partir du 2 octobre, et son album « Sweet Chaos » est disponible via Thin Red Duke.