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Une frappe russe sur Komychouvakha fait 50 morts selon les secouristes

Une frappe russe à l’aide de bombes planantes a touché un bâtiment où se déroulait une distribution d’aide alimentaire dans ce village de la région de Zaporijjia, faisant au moins 50 morts selon les secouristes.

Cet article a été produit avec l’aide de l’IA sous la responsabilité éditoriale de Haydamax OÜ.

Le bilan de la frappe russe qui a visé le village de Komychouvakha, dans la région de Zaporijjia, en Ukraine, s’est alourdi à 50 morts, contre 40 annoncés précédemment, selon les secouristes. Les équipes de secours poursuivent leurs recherches sous les décombres, où des corps sont encore retrouvés, et le risque de nouvelles frappes complique leur travail.

Le bâtiment touché lundi accueillait une distribution d’aide alimentaire lorsque des bombes planantes l’ont frappé. Le village se trouve à environ 15 kilomètres de la ligne de front, une proximité qui explique en partie l’intensité des combats dans cette zone du sud-est du pays. Les habitants qui venaient chercher de la nourriture se sont ainsi retrouvés exposés au moment précis de l’impact, dans un lieu censé apporter un soutien aux civils.

La mission de surveillance des Nations unies en Ukraine accuse l’armée russe d’avoir frappé ce bâtiment. Elle affirme que Moscou savait que l’aide était distribuée sur place ou n’a pas effectué de vérifications élémentaires avant de frapper. Les autorités russes n’ont pas réagi à ce bombardement, et aucune explication officielle n’a été donnée à ce stade.

De leur côté, des blogueurs militaires russes affirment que le bâtiment abritait des opérateurs de drones ukrainiens installés temporairement. Ces affirmations n’ont pas été confirmées de manière indépendante, et elles ne modifient pas le bilan humain établi par les secouristes ni la nature de la distribution d’aide qui se tenait au moment de la frappe.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a qualifié la frappe d’« effroyable ». Elle intervient alors que des pourparlers de paix avec Moscou doivent reprendre en novembre, sans que les parties ne semblent, pour l’heure, s’être rapprochées d’un accord. Le chef de l’État ukrainien a par ailleurs affirmé que la Russie préparait de nouvelles frappes contre le secteur énergétique et les ponts du pays, ce qui laisse craindre une intensification des attaques sur les infrastructures civiles dans les semaines à venir.

Pour les populations des localités proches du front, ces frappes répétées signifient une vie quotidienne marquée par l’insécurité. Les secouristes, qui progressent prudemment dans les gravats, doivent composer avec la menace de nouveaux tirs, tandis que les familles des victimes attendent toujours des nouvelles de leurs proches. Le bilan pourrait encore évoluer à mesure que les recherches se poursuivent.