Trois ans après le début de la guerre à Gaza, des milliers de Palestiniens continuent de vivre dans les décombres, faute de moyens et de matériel pour reconstruire. Malgré un semblant de cessez-le-feu et la promesse d'un plan de reconstruction, le territoire manque de tout pour réhabiliter les bâtiments détruits depuis l'automne 2023. Sur place, les habitants déblaient les gravats à la main, sans engins de chantier ni équipements adaptés.
La situation humanitaire reste critique. Les familles sont contraintes de s'installer dans des structures endommagées ou dans des abris de fortune, sans accès garanti à l'eau potable, à l'électricité ou aux soins. Le dénuement est généralisé et les besoins les plus élémentaires ne sont pas couverts. Les organisations présentes sur le terrain alertent sur l'absence de matériaux de construction, de carburant et de pièces détachées, ce qui paralyse toute tentative de remise en état des logements.
Le plan de reconstruction annoncé n'a pas encore produit d'effets visibles. Les promesses de financement international n'ont pas été suivies de décaissements à la hauteur des destructions. Les autorités locales et les agences d'aide humanitaire se heurtent à des obstacles logistiques et administratifs qui ralentissent l'acheminement des ressources. En attendant, les habitants poursuivent le déblaiement manuel, souvent avec des outils rudimentaires, exposés aux risques d'effondrement et aux poussières toxiques.
Cette situation prolonge une crise qui dure depuis trois ans. Les infrastructures civiles, les écoles, les hôpitaux et les réseaux d'assainissement ont été largement détruits. La reconstruction nécessitera des années et des investissements massifs, mais l'urgence est aujourd'hui de permettre aux Palestiniens de vivre dans des conditions dignes. Pour l'instant, le territoire reste prisonnier des ruines et du dénuement, sans perspective immédiate d'amélioration.