Une peinture de Gertrude Abercrombie, achetée pour 30 dollars lors d'une vente de succession, a été adjugée 1,35 million de dollars chez Freeman's, établissant un nouveau record aux enchères pour cette artiste américaine décédée en 1977. L'œuvre, datée de 1951, avait été redécouverte par un acheteur chanceux qui ne soupçonnait pas sa valeur.
Le tableau, dont le titre n'a pas été précisé, est caractéristique du style surréaliste et onirique d'Abercrombie, connu pour ses paysages nocturnes, ses figures solitaires et ses motifs récurrents comme les portes, les arbres et les chats. L'artiste, associée à la scène jazz de Chicago, a longtemps été négligée par le marché de l'art avant de connaître un regain d'intérêt ces dernières années.
Cette vente record témoigne de la réévaluation croissante de son œuvre. Les experts de Freeman's ont identifié la toile comme une pièce majeure de sa production, ce qui a attiré des collectionneurs internationaux. Le prix final, bien au-delà des estimations initiales, confirme l'engouement pour les artistes femmes du XXe siècle et pour les découvertes fortuites dans les ventes d'héritage.
L'histoire rappelle que des trésors artistiques peuvent encore se cacher dans des ventes modestes. Pour les amateurs d'art, elle illustre aussi la importance de l'expertise et de la recherche de provenance. La redécouverte d'Abercrombie s'inscrit dans un mouvement plus large de réhabilitation d'artistes longtemps marginalisés, dont le travail est aujourd'hui reconsidéré à sa juste valeur.