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Carrie-Anne Moss revient sur les chansons qui ont marqué sa vie

L'actrice de « Matrix » raconte les disques de son enfance, ses premiers concerts et les morceaux qui la accompagnent aujourd'hui, de Elvis Presley à Rage Against the Machine.

L'actrice canadienne Carrie-Anne Moss, connue notamment pour son rôle de Trinity dans « Matrix », a dévoilé les morceaux qui jalonnent son existence dans la rubrique « Soundtrack of My Life » de NME. Entre souvenirs d'enfance, concerts fondateurs et chansons qu'elle écoute encore aujourd'hui, elle dresse le portrait d'une femme profondément attachée à la musique.

Elle grandit dans une famille très musicale. Sa mère chantait et jouait de la guitare, et chaque Noël, on écoutait les grands standards de Elvis Presley, notamment son album de fêtes, qu'elle réécoute encore chaque année parce qu'il lui rappelle son enfance. Les trajets en voiture étaient aussi rythmés par Simon & Garfunkel. Elle raconte même avoir été prénommée d'après « Carrie Anne » des Hollies, numéro un des ventes le jour de sa naissance : sa mère, qui avait prévu un autre prénom, aurait entendu la chanson à l'hôpital et aurait changé d'avis. Chaque anniversaire, le titre était joué sur le tourne-disque familial.

Son premier album fut « A Star Is Born » de Barbra Streisand, dont elle écoutait en boucle le morceau « Queen Bee » dans le sous-sol familial. Elle évoque aussi « Sexual Healing » de Marvin Gaye, qu'elle et ses amis écoutaient enfants, un souvenir qu'elle juge aujourd'hui amusant. Enfant, elle rêvait de devenir mannequin et répétait ses défilés sur différents morceaux, dont « Love Will Keep Us Together » de Captain & Tennille.

Son premier concert fut celui de Rod Stewart au Pacific Coliseum de Vancouver, en avril 1979, qu'elle vit à environ onze ans avec sa mère. Elle assista ensuite à des spectacles de Michael Jackson, Madonna et Prince. Ce dernier l'a particulièrement marquée : la puissance de sa performance et de sa danse lui a donné, dit-elle, un élan qui l'a laissée très inspirée. Elle se souvient aussi d'avoir assisté à un concert de Shaun Cassidy, pour lequel elle avait gagné des billets, et d'être repartie avec une baguette de batterie et une serviette imprégnée de sueur, qu'elle a pleurée pendant une semaine. Elle souligne que, n'ayant pas beaucoup d'argent à l'époque, ces sorties étaient exceptionnelles, et s'interroge sur le coût actuel des billets.

Parmi les artistes qui lui rappellent la maison, elle cite le groupe MaMuse, dont la musique mélodieuse et « à très haute vibration » accompagnait les travaux de rénovation de leur maison. À Los Angeles, c'était Norah Jones qui l'accompagnait. Son mari, grand fan des Grateful Dead, fait aussi tourner leur musique à la maison, un groupe qu'elle n'appréciait pas auparavant mais qu'elle apprécie désormais.

Enfin, interrogée sur le morceau qu'elle aurait aimé écrire, elle explique ne pas se considérer comme auteure-compositrice, même si elle a écrit quelques chansons enfant. Elle décrit le chant comme une expression de l'âme, une émotion qui, selon elle, est plus immédiate que le jeu d'actrice, où ces moments de vérité sont rares et demandent beaucoup de travail. Elle a aussi évoqué « Freedom » de George Michael, écouté en boucle lorsqu'elle était mannequin en Espagne, ou encore « Wake Up » de Rage Against the Machine, présent sur la bande originale de « Matrix ». Ses enfants, eux, lui font redécouvrir la musique de sa jeunesse, tandis qu'elle leur fait découvrir Chris Isaak et Alanis Morissette.

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