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Jimmy Kimmel déplace son interview de James Talarico sur YouTube après des pressions du régulateur américain

L'animateur américain Jimmy Kimmel a annoncé que son entretien avec le candidat démocrate au Sénat du Texas, James Talarico, ne serait pas diffusé sur ABC en raison de menaces attribuées au régulateur des télécommunications, et serait mis en ligne sur YouTube.

L'animateur américain Jimmy Kimmel a annoncé que son entretien avec James Talarico, candidat démocrate au Sénat du Texas, ne serait pas diffusé sur le réseau ABC. L'émission « Jimmy Kimmel Live » a choisi de publier cette interview sur YouTube plutôt que sur les ondes hertziennes, a révélé l'animateur lors de son émission de mercredi.

En cause, selon Kimmel, des pressions exercées par la Commission fédérale des communications (FCC), l'autorité américaine de régulation des télécommunications. Le président de la FCC, Brendan Carr, a récemment publié de nouvelles directives qui, selon l'animateur, menacent la diffusion de certains contenus. Kimmel a expliqué que ces menaces pesaient sur son émission, ce qui l'a conduit à contourner la diffusion télévisée classique.

Ce n'est pas la première fois que James Talarico se retrouve écarté d'une émission de fin de soirée. En février dernier, Stephen Colbert avait annoncé que, après avoir programmé l'élu texan comme invité de « Late Night », les avocats de CBS lui avaient signifié qu'il ne pouvait pas le recevoir à l'antenne. L'animateur avait alors évoqué les nouvelles orientations de Brendan Carr à la tête du régulateur.

James Talarico, membre de la Chambre des représentants du Texas, est candidat démocrate au Sénat des États-Unis. Sa campagne se déroule dans un État républicain, ce qui rend sa présence dans les médias nationaux d'autant plus sensible. L'annulation ou le déplacement de ses interviews télévisées soulève des questions sur la liberté éditoriale des chaînes et sur l'influence du pouvoir politique sur les médias.

La décision de diffuser l'entretien sur YouTube plutôt qu'à la télévision illustre une tendance croissante : les plateformes numériques deviennent des espaces de repli pour les contenus jugés risqués par les diffuseurs traditionnels. Pour les téléspectateurs, l'accès à ce type d'échange se déplace vers des canaux moins encadrés par les régulateurs fédéraux.

Sollicitée, la FCC n'a pas commenté directement les propos de Kimmel. Le débat sur les pressions exercées sur les médias américains reste vif, à quelques mois d'échéances électorales importantes. La diffusion de l'interview sur YouTube devrait permettre au public de juger du contenu de l'échange, indépendamment des contraintes du réseau hertzien.

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