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« Resident Evil » signe le meilleur démarrage de la franchise avec 60 millions de dollars

Le reboot de Zach Cregger dépasse les attentes et devient le plus gros lancement en salles de la saga adaptée du jeu vidéo, vieille de 24 ans.

Le reboot de « Resident Evil » réalisé par Zach Cregger a rapporté 60 millions de dollars lors de son premier week-end d'exploitation en salles, un score bien supérieur aux attentes qui constitue le meilleur démarrage de toute l'histoire de la franchise. La saga, adaptée d'une série de jeux vidéo de zombies apparue dans les années 1990, fête cette année ses 24 ans au cinéma.

Ce résultat place la nouvelle version loin devant les précédents opus. Le record précédent appartenait à « Resident Evil: Afterlife », sorti en 2010, qui détenait jusqu'ici la meilleure performance de la licence sur son premier week-end. Le film de Cregger, porté par la notoriété du réalisateur après le succès de « Weapons », confirme donc l'attrait du public pour les adaptations de jeux vidéo, à condition qu'elles soient confiées à des cinéastes capables d'imposer une vision personnelle.

La performance est d'autant plus notable que le long-métrage s'inscrit dans un paysage concurrentiel chargé. Les estimations initiales tablaient sur des recettes nettement inférieures, ce qui témoigne d'un bouche-à-oreille favorable et d'une campagne marketing efficace. Pour les exploitants de salles, ce démarrage représente une bouffée d'air dans un contexte où les blockbusters estivaux ont parfois déçu.

Le film n'échappe toutefois pas aux critiques des fans les plus fidèles de la saga vidéoludique. Certains reprochent à l'adaptation de Cregger de s'éloigner de l'esprit des premiers jeux, notamment en ce qui concerne le traitement de l'horreur et la fidélité aux personnages originels. Ces réserves n'ont pas empêché le public de se déplacer en masse, signe que la marque « Resident Evil » conserve une puissance d'attraction intacte, près d'un quart de siècle après ses débuts sur grand écran.

Le succès de ce reboot pourrait inciter les studios à accélérer la production d'une suite. Il confirme aussi la stratégie consistant à confier des licences populaires à des réalisateurs issus du cinéma d'horreur indépendant, une tendance déjà observée avec d'autres franchises. Pour Zach Cregger, ce nouveau succès commercial consolide une trajectoire ascendante entamée avec « Weapons » et fait de lui l'un des cinéastes les plus courtisés du moment.

Reste à savoir si le film parviendra à s'inscrire dans la durée. Les adaptations de jeux vidéo connaissent souvent des chutes brutales lors de leur deuxième week-end, et la concurrence des prochaines sorties pourrait limiter sa progression. Mais avec 60 millions de dollars engrangés en trois jours, le pari est déjà largement gagné pour une franchise qui semblait s'essouffler après une longue série d'épisodes aux recettes déclinantes.

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