Kenko Tokina enrichit sa gamme d'appareils photo miniatures avec le Pieni III, un boîtier numérique de 18 grammes seulement qui se porte autour du cou telle une breloque. Large de 53 millimètres, l'objet tient entre deux doigts et arbore une coque argentée surmontée d'un objectif circulaire, un dessin qui rappelle les proportions des anciens compacts argentiques. Il est proposé en quatre coloris, dont un rose pastel baptisé Strawberry et un bleu pâle du nom de Soda, aux côtés des finitions Milk et Black.
La particularité de cet appareil tient à une omission volontaire : il ne dispose ni d'écran ni de viseur. L'utilisateur doit donc orienter l'objectif vers son sujet et déclencher sans savoir précisément ce qu'il capture. Les images ne se révèlent qu'une fois transférées sur un autre appareil. Un détail peut glisser hors du cadre, un élément inattendu s'y inviter : c'est précisément dans cette découverte différée que réside une partie du plaisir recherché par le fabricant.
Les commandes ont été réduites à l'essentiel, avec deux boutons qui gèrent l'alimentation, le déclenchement et le passage entre photo et vidéo. Une petite diode à l'arrière s'allume en rouge pour les images fixes et en bleu pour les séquences filmées. L'appareil enregistre également des vidéos avec son, en 720 × 480 pixels à 30 images par seconde.
Malgré ses dimensions minuscules, le Pieni III fonctionne comme un appareil photo numérique autonome, avec un rendu qui lui est propre. Il embarque un capteur CMOS de 1/10 de pouce affichant seulement 0,32 mégapixel de résolution effective. Les images fixes sont enregistrées en JPEG de 1440 × 960 pixels par interpolation numérique, si bien que les fichiers contiennent bien moins de détails que leurs dimensions ne le laissent supposer. Sur les clichés d'exemple fournis par Kenko, les fleurs deviennent des taches de couleur vive et le feuillage se fond en une matière proche de l'aquarelle. Les contours grossiers et l'exposition imprévisible donnent à ces images l'apparence familière des débuts de la photographie numérique, avec des imperfections qui découlent directement du matériel.
Le petit boîtier renferme un autre détail utile : un aimant intégré à l'arrière, qui permet de le fixer sur une surface métallique compatible, comme un réfrigérateur ou une rambarde, pour filmer ou photographier sans les mains. Une dragonne est fournie pour le porter autour du cou et l'avoir toujours à portée de main lorsqu'un sujet attire l'œil.
Les photos et les vidéos sont stockées sur une carte microSDHC amovible, d'une capacité comprise entre 4 et 32 Go, vendue séparément. Pour cette troisième génération, Kenko introduit une connectique USB-C qui permet de transférer les fichiers directement vers un smartphone compatible grâce au câble fourni. La même connexion sert à la recharge, ce qui simplifie l'ensemble du processus une fois les clichés prêts à être regardés.
Avec le Pieni III, Kenko Tokina réduit l'appareil photo classique à un objet numérique de poche de 18 grammes, sans viseur ni écran, qui mise sur un cadrage instinctif et un simple bouton de déclenchement. Le rendu rétro naît de son capteur miniature, qui produit des images peu détaillées et aux textures grossières, aux couleurs souvent vives. L'appareil se présente comme un accessoire ludique, à porter comme un bijou, plutôt que comme le remplaçant d'un boîtier plus conventionnel.