Le nouveau film de Tom Cruise, « Digger », a été dévoilé aux membres de la presse cinématographique, et les premières réactions sont profondément divisées. Cette comédie noire satirique, réalisée par Alejandro González Iñárritu, le cinéaste oscarisé de « Birdman » et « The Revenant », provoque des avis allant de « déroutant » à « désagréable », certains journalistes saluant même un objet « fascinant ». Une chose est sûre : le film ne laisse personne indifférent.
La projection, organisée en marge de la tournée promotionnelle, a donné lieu à une avalanche de commentaires sur les réseaux sociaux et dans les médias spécialisés. La plupart des critiques semblent reconnaître que « Digger » est une œuvre ambitieuse et atypique dans la carrière de Tom Cruise, mais le ton satirique et le mélange des genres brouillent les repères. Certains évoquent un film « difficile à cerner », d'autres le qualifient carrément de « pénible à regarder ». À l'inverse, une frange de la presse parle d'un projet « courageux » et « fascinant », saluant la prise de risque de l'acteur et du réalisateur.
Cette division rappelle les précédents films d'Iñárritu, souvent clivants dès leur présentation. Le cinéaste mexicain a l'habitude de proposer des récits sombres et formellement audacieux, qui ne cherchent pas le consensus. Avec « Digger », il semble pousser cette logique encore plus loin, en confiant à Tom Cruise un rôle à contre-emploi. L'acteur, habitué aux blockbusters et aux personnages héroïques, s'aventure ici dans un registre de comédie noire politique, ce qui constitue en soi un événement.
La première mondiale du film s'est tenue à Londres, sur Leicester Square Gardens, en présence de Tom Cruise et de l'équipe du film. L'événement, organisé comme une Royal Film Performance, a attiré le prince William et Kate Middleton, ajoutant une dimension prestigieuse à cette avant-première. Le long-métrage, produit par Warner Bros. et Legendary, doit sortir sur les écrans internationaux le 30 septembre, avant une exploitation en Imax et en Amérique du Nord à partir du 2 octobre.
Pour l'instant, les réactions de la presse dessinent un paysage critique en dents de scie. Un journaliste a résumé la situation en affirmant que « le fossé autour de ce film va être large ». Cette phrase, reprise par plusieurs observateurs, traduit bien l'incertitude qui entoure la réception publique de « Digger ». Le film pourrait devenir un objet de débat passionné, autant qu'un cas d'école sur les attentes du public face à une star comme Tom Cruise.
Au-delà des avis partagés, cette sortie intervient dans un contexte où Tom Cruise cherche à diversifier sa filmographie. Ces dernières années, l'acteur a surtout enchaîné les suites de franchises à succès, comme « Top Gun: Maverick » ou la série « Mission: Impossible ». Le choix de revenir à un film original, porté par un réalisateur d'auteur, est donc scruté de près. Certains commentateurs y voient une volonté de renouer avec des projets plus personnels, à l'image de ce qu'il a pu faire par le passé avec « Magnolia », « Collateral » ou « Eyes Wide Shut ».
Reste à savoir si le grand public suivra. Les premières réactions, aussi contrastées soient-elles, ne préjugent pas du succès commercial. Mais elles installent d'ores et déjà « Digger » comme l'une des sorties les plus commentées de la rentrée. La campagne promotionnelle, qui doit se poursuivre dans les prochaines semaines, aura pour mission de clarifier le positionnement du film, entre satire politique, comédie noire et drame psychologique. Un équilibre délicat, qui pourrait bien faire de « Digger » un phénomène de controverse autant qu'un objet de curiosité.