Le nouveau « Resident Evil » de Zach Cregger s'apprête à dynamiser un box-office automnal encore timide. Selon les premières projections, le film produit par Sony et Constantin devrait enregistrer entre 40 et 50 millions de dollars de recettes sur le marché nord-américain lors de son premier week-end d'exploitation, auxquelles s'ajouteraient environ 31 millions de dollars à l'international. Le total mondial pourrait ainsi atteindre 80 millions de dollars, un chiffre élevé pour une production horrifique.
Ce démarrage potentiel marque une nette accélération pour la franchise adaptée de la célèbre série de jeux vidéo de survival horror. Les précédents opus avaient connu des performances inégales, mais cette relecture signée Zach Cregger semble bénéficier d'un accueil critique particulièrement favorable. Les premières projections évoquent un score de 98 % sur Rotten Tomatoes, ce qui constituerait un record absolu pour la saga au cinéma. Ce bouche-à-oreille positif, relayé par les exploitants de salles et les services de suivi indépendants, laisse entrevoir un potentiel de fidélisation sur plusieurs semaines.
Le contexte du marché rend cette performance d'autant plus notable. L'été cinématographique vient de s'achever sur un record de 4,67 milliards de dollars de recettes, mais le week-end précédent, la sortie de « Practical Magic 2 » de Warner Bros et Alcon n'a pas réussi à enflammer la rentrée. Les exploitants de salles, qui misent sur le film pour redonner de l'élan à la période automnale, voient donc dans ce « Resident Evil » une bouffée d'air frais. La combinaison d'une marque populaire, d'un réalisateur acclamé et d'un positionnement de comédie horrifique semble répondre aux attentes d'un public en quête de divertissement grand spectacle.
Si les prévisions se confirment, ce reboot pourrait devenir le meilleur lancement de toute l'histoire de la franchise « Resident Evil » au cinéma, dépassant les performances des adaptations précédentes. Le film introduit par ailleurs une nouvelle ère pour les adaptations de jeux vidéo horrifiques, en misant sur un ton décalé et une réalisation signée par un cinéaste issu de la comédie. Les observateurs du secteur surveilleront de près les chiffres définitifs du week-end, qui permettront de confirmer ou d'infirmer ces projections optimistes.
Au-delà des seuls chiffres, cette sortie intervient dans un paysage où les studios cherchent à capitaliser sur des licences établies tout en les confiant à des auteurs capables de leur insuffler un regard neuf. La performance de « Resident Evil » sera donc scrutée comme un indicateur de la capacité du marché à absorber des reboots ambitieux en dehors des périodes de forte affluence. Pour Sony et Constantin, l'enjeu est double : rentabiliser un investissement important et relancer une marque qui a déjà connu plusieurs incarnations. Le pari semble, pour l'heure, en bonne voie.