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Oktoberfest : des shorts distribués aux femmes pour lutter contre l'upskirting

Face à des milliers de vidéos prises à leur insu sur la célèbre attraction du Teufelsrad, les organisateurs de l'Oktoberfest ont commencé à distribuer des shorts de cyclisme gratuits aux femmes pour prévenir l'upskirting.

Disturbing Oktoberfest trend sees women handed free cycling shorts after videos rack up millions of views
À la Oktoberfest, des shorts de cyclisme distribués pour lutter contre les vidéos sous les jupes
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Cet article a été produit avec l’aide de l’IA sous la responsabilité éditoriale de Haydamax OÜ.

L'Oktoberfest de Munich a pris une mesure inédite pour protéger les femmes victimes de prises de vues sous les jupes. Sur la célèbre attraction du Teufelsrad, une roue tournante où les participantes tentent de rester accrochées le plus longtemps possible, des shorts de cyclisme sont désormais distribués gratuitement. La décision fait suite à la découverte de plus de 32 000 vidéos montrant des femmes sur cette attraction, diffusées en ligne sans leur consentement.

Le phénomène, qualifié de voyeuriste, a pris de l'ampleur avec la viralité de ces contenus. Les caméras, souvent dissimulées, filment sous les robes et jupes des participantes, dont les mouvements sur la roue tournante exposent involontairement leur intimité. Les vidéos cumulent des millions de vues sur les plateformes, alimentant un marché malsain de contenus pris à l'insu des intéressées. La direction du festival a réagi en proposant une solution simple mais efficace : permettre aux femmes d'enfiler un short de cyclisme avant de monter sur l'attraction.

Cette initiative vise à empêcher les prises de vues indiscrètes tout en préservant l'esprit festif de la manifestation. Les shorts, opaques et ajustés, recouvrent les sous-vêtements et rendent impossible toute captation d'images intimes. L'objectif est double : dissuader les auteurs de ces pratiques et rassurer les participantes. Selon les informations relayées par plusieurs médias britanniques, la mesure a été accueillie favorablement par de nombreuses femmes, qui y voient une réponse concrète à un problème longtemps ignoré.

L'upskirting, qui consiste à photographier ou filmer sous les vêtements d'une personne sans son consentement, est un délit dans plusieurs pays, dont l'Allemagne. Pourtant, sa pratique reste difficile à détecter et à sanctionner dans des événements de grande ampleur comme l'Oktoberfest, qui attire chaque année des millions de visiteurs du monde entier. La foule dense et l'ambiance décontractée offrent un terrain propice aux comportements prédateurs, souvent facilités par la banalisation des smartphones et des caméras miniatures.

Le Teufelsrad, attraction emblématique du festival, est particulièrement concerné. Sur cette roue en rotation, les participantes s'assoient ou s'allongent avant d'être progressivement déséquilibrées par la force centrifuge. Les mouvements imprévisibles exposent alors leurs jambes et leurs vêtements, offrant aux voyeurs des angles de vue inopportuns. Les vidéos de ces moments, filmées depuis la foule ou par des complices, ont inondé les réseaux sociaux et les sites de partage, parfois accompagnées de commentaires dégradants.

La distribution de shorts de cyclisme s'inscrit dans une démarche plus large de sensibilisation et de prévention. Les organisateurs espèrent que cette mesure incitera d'autres événements à adopter des dispositifs similaires. Pour l'instant, aucune arrestation ni poursuite n'a été annoncée en lien direct avec ces vidéos, mais la pression médiatique et l'indignation publique pourraient accélérer les enquêtes. Les autorités allemandes rappellent que l'upskirting est puni par la loi et encouragent les victimes à signaler les faits.

Cette affaire met en lumière les défis persistants de la protection de la vie privée dans les espaces publics, en particulier lors de rassemblements festifs. Elle soulève également la question de la responsabilité des plateformes en ligne, qui hébergent et monétisent ces contenus sans consentement. Si la mesure des shorts gratuits ne résout pas le problème à la racine, elle constitue un premier pas vers une prise de conscience collective et une meilleure sécurité pour les femmes.

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