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Monte dei Paschi cherche une alternative à l’offre de 30,6 milliards d’Intesa

Le groupe siennois s’appuie sur un bénéfice en hausse et un ratio CET1 de 16,3 % pour défendre son autonomie face au projet de rachat et de découpage d’Intesa.

Cet article a été produit avec l’aide de l’IA sous la responsabilité éditoriale de Haydamax OU.

Monte dei Paschi di Siena veut convaincre que son indépendance possède une valeur économique mesurable. Le directeur général Luigi Lovaglio a indiqué que la banque étudiait plusieurs options stratégiques alors qu’Intesa Sanpaolo poursuit une offre non sollicitée d’environ 30,6 milliards d’euros.

Le dossier est devenu l’un des principaux tests de la consolidation bancaire italienne. Intesa a annoncé son offre le 8 juin : 16 actions nouvelles Intesa pour 10 actions MPS apportées, auxquelles s’ajoute un euro en numéraire pour chaque action MPS. Au moment de l’annonce, l’ensemble représentait une prime de 12,5 % par rapport au cours officiel de clôture du 5 juin.

Pour MPS, le débat ne se limite cependant pas à cette prime. Lovaglio met en avant les conséquences industrielles de l’opération et la capacité du système bancaire italien à conserver plusieurs acteurs solides. Son argument est qu’un champion national plus grand n’est utile que s’il renforce l’économie sans réduire excessivement la concurrence.

Le plan d’Intesa donne une dimension très concrète à cette discussion. Afin d’anticiper les objections des autorités de la concurrence, Intesa a signé un accord contraignant avec Unipol Assicurazioni. Une entité bancaire comprenant la marque MPS, environ 635 agences et la majeure partie des fonctions centrales nécessaires à une exploitation autonome serait vendue à Unipol pour environ 3 à 3,5 milliards d’euros.

Intesa conserverait de son côté Mediobanca, sa marque et environ 625 agences MPS. Autrement dit, la banque siennoise ne serait pas simplement intégrée à un groupe plus vaste : son réseau et ses actifs seraient répartis entre plusieurs ensembles. C’est ce qui donne tout son sens au mot « intégrité » utilisé par la direction de MPS.

Les résultats du deuxième trimestre renforcent le pouvoir de négociation de la banque. MPS a dégagé un bénéfice net de 610,2 millions d’euros, contre 479,4 millions un an plus tôt sur une base retraitée. Son ratio CET1 a progressé à 16,3 %, tandis que la prévision de bénéfice avant impôts pour 2026 a été relevée à 3,6 milliards d’euros.

Cette réserve de capital peut financer la croissance, les distributions aux actionnaires ou de nouvelles opérations. Dans une bataille de rachat, cette flexibilité est essentielle : pour justifier un refus, la cible doit démontrer qu’elle dispose d’un scénario autonome capable de créer davantage de valeur à long terme.

MPS possède également, via Mediobanca, environ 13,3 % d’Assicurazioni Generali. Lovaglio a présenté cette participation comme un actif intéressant mais non indispensable, tout en reconnaissant qu’elle suscite l’intérêt de plusieurs acteurs. Elle pourrait donc rester un levier stratégique ou devenir une source de capital selon l’option retenue.

Une autre piste, celle d’un rapprochement avec Banco BPM, s’est compliquée au début du mois d’août lorsque les discussions préliminaires ont été abandonnées. MPS continue néanmoins d’indiquer qu’il examinera les opportunités susceptibles d’apparaître. L’offre Intesa est donc la proposition concrète dominante, mais la direction veut éviter qu’elle soit perçue comme l’unique issue possible.

La portée européenne du dossier est importante. Après plusieurs années de rentabilité renforcée, de nombreuses banques disposent d’un excédent de capital et cherchent à atteindre une plus grande taille. Dans le même temps, les autorités doivent empêcher qu’une concentration excessive ne réduise le choix des clients ou la pression concurrentielle.

Les prochaines étapes dépendront des actionnaires de MPS et des autorisations réglementaires. Intesa devra défendre à la fois le prix offert et la logique du découpage prévu. MPS devra transformer ses bons résultats et ses actifs en une alternative suffisamment claire pour convaincre que l’indépendance vaut davantage qu’une prime immédiate.

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