Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi que l'exécution du major Nidal Malik Hasan, condamné pour la fusillade meurtrière de Fort Hood, ne serait pas diffusée en direct, revenant sur un projet annoncé par le secrétaire à la Défense Pete Hegseth. Dans un message publié sur Truth Social, le président a qualifié le condamné de « très mauvais et diabolique » individu, tout en jugeant qu'une diffusion publique aurait pu constituer un « puissant moyen de dissuasion ».
Nidal Malik Hasan, ancien psychiatre de l'armée américaine, avait tué treize personnes et blessé des dizaines d'autres lors d'une fusillade survenue en 2009 sur la base militaire de Fort Hood, au Texas. Il avait été condamné à mort par une cour martiale en 2013. Son exécution, prévue pour le mois de décembre, doit être réalisée par un peloton d'exécution, une méthode rarement employée dans le système judiciaire militaire américain.
La décision de Trump intervient après que Pete Hegseth avait évoqué publiquement la possibilité de retransmettre l'exécution en direct, une initiative qui aurait constitué une première dans l'histoire récente des exécutions fédérales et militaires aux États-Unis. Le revirement présidentiel a été annoncé sans qu'aucune explication officielle supplémentaire ne soit fournie sur les raisons de ce changement de position.
Le débat sur la publicité des exécutions capitales ressurgit régulièrement aux États-Unis, où la peine de mort reste appliquée au niveau fédéral et dans plusieurs États, ainsi que dans le système de justice militaire. Les partisans d'une diffusion publique invoquent l'effet dissuasif et la transparence, tandis que les opposants mettent en avant des considérations éthiques, la dignité des victimes et les risques de spectacle médiatique.
L'affaire de Fort Hood avait profondément marqué l'opinion américaine et relancé les débats sur la sécurité sur les bases militaires, la radicalisation et la santé mentale des militaires. La condamnation de Hasan avait été prononcée après un procès très suivi, au cours duquel il avait assuré sa propre défense.
La Maison-Blanche n'a pas précisé si d'autres modalités entourant l'exécution de décembre seraient modifiées. Le Pentagone n'a pas non plus indiqué si le projet de retransmission avait été formellement abandonné ou simplement suspendu. Cette décision présidentielle clôt, pour l'instant, une séquence qui avait suscité de nombreuses réactions dans les médias américains et parmi les associations opposées à la peine de mort.