La famille de Dolly Parton n'est pas déchirée par un conflit successoral. C'est ce qu'a affirmé Freida Parton, la sœur de la légendaire chanteuse de country music, après la révélation du licenciement de Bryan Seaver, neveu de l'artiste et ancien responsable de sa sécurité, ainsi que de l'ordonnance restrictive prise contre lui par la société qui gère les intérêts commerciaux de la défunte star.
« Je ne dirai que ceci : il n'y a aucune querelle au sein de notre famille », a écrit Freida Parton sur Instagram. « Personne dans la famille Parton/Owens ne se bat pour la succession de Dolly. Nous aimons tous Bryan, tout comme nous nous aimons les uns les autres. Je vous aime tous !! » Cette prise de parole intervient alors que la société She's Alive, chargée de gérer les affaires de Dolly Parton, a déposé une ordonnance restrictive contre Bryan Seaver devant la justice.
Selon la plainte, rapportée notamment par le New York Times, She's Alive accuse Bryan Seaver d'avoir lancé « une campagne de menaces obscènes, délibérées et croissantes » visant à extorquer de l'argent à la succession de la chanteuse. Le document judiciaire inclurait des messages texte attribués à Seaver, qualifiés de « menaces harcelantes et sinistres » à l'encontre de partenaires commerciaux de Dollywood. Il aurait également déclaré à Danny Nozell, directeur de She's Alive, son intention de créer un podcast « dédié à ruiner les partenariats de marque de Dolly » et à dénoncer les violations commises à leur encontre.
Danny Nozell a licencié Bryan Seaver le 15 septembre, selon Variety, et a également déposé une ordonnance restrictive. Bryan Seaver était une figure connue de l'entourage de Dolly Parton : il assurait sa sécurité depuis de longues années et c'est lui qui avait annoncé publiquement la mort de la chanteuse le mois dernier. Il conteste fermement la version de la société. Dans une déclaration à TMZ, il affirme assumer la plupart de ses propos tout en soutenant qu'ils ont été sortis de leur contexte. « Je parlais franchement, en privé, avec Danny, que je croyais être mon ami », a-t-il expliqué. « Beaucoup de ces messages sont deux gars qui parlent sous le coup de la colère et qui pleurent au téléphone ensemble pendant que nous faisions notre deuil. »
Interrogé par ABC News, Bryan Seaver a qualifié l'ordonnance restrictive de « fallacieuse » et de simple « coup de publicité ». Il a ajouté avoir été licencié après que la succession eut négocié avec lui et son entreprise pour des services perpétuels. « Une semaine plus tard, ils m'ont licencié pour ces menaces fabriquées de toutes pièces », a-t-il déclaré. Un avocat de She's Alive n'avait pas répondu aux demandes de commentaires de plusieurs médias, dont Rolling Stone, au moment de la publication.
La disparition de Dolly Parton, survenue le mois dernier, avait bouleversé le monde de la musique. La chanteuse avait évoqué publiquement des problèmes de santé qu'elle avait négligés pendant qu'elle s'occupait de son défunt mari, Carl Dean, mais le public ignorait tout de son diagnostic de cancer. Sa sœur avait expliqué par la suite que Dolly Parton avait choisi de ne pas en parler parce qu'« elle ne voulait pas rendre les gens tristes ». Plus tôt ce mois-ci, elle a reçu à titre posthume le Lifetime Achievement Award lors des Americana Honors & Awards, apparaissant dans un clip vidéo préenregistré.
La querelle présumée autour de la succession de Dolly Parton intervient donc dans un contexte de deuil encore récent pour la famille et les proches de l'artiste. Si Freida Parton a tenu à éteindre publiquement toute rumeur de division familiale, l'affaire judiciaire entre She's Alive et Bryan Seaver, elle, reste en cours. Elle oppose l'ancien responsable de la sécurité de la star à la structure qui gère désormais son héritage commercial, un dossier qui pourrait peser sur l'image de marque soigneusement entretenue par Dolly Parton tout au long de sa carrière.