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Trump interdit CNN, MS Now et Politico de la Maison-Blanche

Le président américain a annoncé vendredi sur Truth Social l'exclusion immédiate de CNN, MS Now et Politico de la Maison-Blanche, invoquant leurs « fake news », et menace d'autres médias.

Banned! CNN & MS Now Shut Out Of White House By Trump; POTUS Says “Other Fake News Media Outlets To Follow”
Трамп запретил CNN, MS NOW и Politico не только входить в Белый дом, но и смотреть на него с расстояния ближе мили
Banned! CNN & MS Now Shut Out Of White House By Trump; POTUS Says “Other Fake News Media Outlets To Follow” · Public domain · rights

Le président des États-Unis a annoncé vendredi l'interdiction immédiate de CNN, de MS Now et de Politico au sein de la Maison-Blanche. Dans un message publié sur son réseau Truth Social, il a justifié cette décision par ce qu'il qualifie de « fake news » répétées de ces médias, ajoutant que d'autres organes de presse pourraient être visés à leur tour.

« Je suis fier d'annoncer qu'à compter de maintenant, j'interdis Fake News CNN, MSNOW (qui a récemment changé de nom) et Politico de la Maison-Blanche », a écrit le président. Il a précisé que cette mesure s'appliquait « immédiatement » et qu'elle pourrait être étendue à d'autres rédactions, sans toutefois nommer lesquelles. Cette annonce a été faite alors que le président, selon les termes du média américain Deadline, traverse une période difficile dans les sondages et dans le conflit avec l'Iran.

La décision a immédiatement suscité une réaction de CNN. La chaîne a qualifié cette exclusion d'atteinte à la liberté de la presse et a défendu son travail d'information. MS Now, qui a récemment changé de nom, et Politico n'avaient pas encore réagi publiquement au moment de la publication de cet article. La Maison-Blanche n'a pas fourni de détails supplémentaires sur les modalités pratiques de cette interdiction, ni sur son champ d'application exact.

Cette mesure s'inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre le président et plusieurs médias nationaux. Depuis son retour au pouvoir, il a régulièrement critiqué les chaînes et journaux qu'il accuse de partialité, menaçant à plusieurs reprises de restreindre leur accès aux lieux officiels. L'interdiction annoncée vendredi constitue toutefois une escalade notable, puisqu'elle cible des rédactions parmi les plus influentes du pays et les prive d'un accès direct à la présidence.

Les correspondants de la presse accréditée à la Maison-Blanche disposent traditionnellement d'un accès aux conférences de presse, aux déplacements présidentiels et à certaines zones du bâtiment. Une exclusion de CNN, de MS Now et de Politico pourrait limiter la couverture des activités présidentielles et priver le public d'une source d'information directe. Des organisations professionnelles de journalistes ont déjà averti que ce type de décision pourrait créer un précédent et encourager d'autres restrictions.

Le président a lui-même lié cette annonce à sa campagne contre les médias qu'il juge hostiles. En qualifiant ces rédactions de « fake news », il reprend une formule utilisée depuis plusieurs années pour délégitimer les critiques. Cette rhétorique a déjà conduit à des tensions avec des chaînes de télévision et des journaux, mais rarement à une interdiction formelle d'accès à la Maison-Blanche.

Pour l'instant, ni la Maison-Blanche ni les représentants des médias concernés n'ont indiqué combien de temps cette interdiction pourrait durer. La décision pourrait toutefois être contestée devant les tribunaux, sur le fondement du Premier Amendement de la Constitution américaine, qui garantit la liberté de la presse. Des précédents juridiques ont déjà protégé l'accès des journalistes aux informations gouvernementales, mais les recours en la matière sont souvent longs et complexes.

Cette annonce intervient dans un climat politique tendu, alors que le président fait face à des difficultés intérieures et internationales. En ciblant des médias grand public, il cherche aussi à mobiliser sa base électorale, qui partage largement sa défiance envers les grandes rédactions. Reste à savoir si d'autres organes de presse seront effectivement exclus dans les jours à venir, comme il l'a laissé entendre.

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