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Roger Waters qualifie Ed Sheeran de « petit con » dans la tourmente autour de Macklemore et de la Palestine

L'ancien leader de Pink Floyd, Roger Waters, a apporté son soutien à Macklemore, écarté de la tournée d'Ed Sheeran après des propos pro-palestiniens, et a durement interpellé Ed Sheeran dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.

Roger Waters, figure emblématique du groupe Pink Floyd et militant de longue date pour la cause palestinienne, a vivement critiqué Ed Sheeran dans une vidéo diffusée sur ses réseaux sociaux. Il y apporte son soutien au rappeur Macklemore, écarté de la tournée « Loop » d'Ed Sheeran après avoir tenu des propos pro-palestiniens sur scène. Dans cette séquence, Waters s'adresse directement au chanteur britannique en le qualifiant de « petit con », tout en saluant l'attitude de Macklemore.

La controverse a débuté lorsque Macklemore, en première partie de la tournée, a prononcé un discours engagé devant le public. Il a appelé à ce que « tous les êtres humains soient traités avec dignité, respect et égalité » et a réclamé une « Palestine libre ». Ces déclarations ont provoqué la colère de l'Israeli-American Council, qui a demandé son retrait, estimant qu'il utilisait sa tribune pour promouvoir un « agenda politique partial ». Macklemore a répondu que la recherche d'égalité « ne devrait jamais être controversée ». Il a finalement été écarté de la tournée.

Dans une déclaration ultérieure, Macklemore a affirmé que Robert Kraft, propriétaire des New England Patriots et du Gillette Stadium, avait lancé une campagne pour contraindre Ed Sheeran à le retirer, sous peine d'annulation des concerts. Robert Kraft a défendu son action, tandis qu'Ed Sheeran a pris la parole pour affirmer qu'il n'était « pas complice » de cette décision et qu'il avait tenté de « construire des ponts » et de trouver une solution.

Depuis, plusieurs artistes assurant les premières parties de la tournée ont annoncé leur retrait en solidarité avec Macklemore et le peuple palestinien. Le musicien Finneas, les artistes irlandais Aaron Rowe et Beoga, ainsi que le groupe danois Lukas Graham ont quitté la tournée. Des groupes comme BIIRD et Myles Smith, qui s'étaient produits auparavant, ont également publié des déclarations. Le groupe d'accompagnement d'Ed Sheeran, Beoga, a lui aussi annoncé son départ, invoquant la nécessité de ne pas faire taire les artistes qui s'expriment.

Roger Waters, connu pour son engagement constant en faveur de la Palestine, a réagi à cette vague de soutien. Dans sa vidéo, il déclare : « Il y a deux types de personnes dans ce monde. Il y a ceux qui font ce qui est juste — le rappeur Macklemore est de ceux-là. Et il y a ceux — nombreux, malheureusement — petits... excusez-moi, j'ai failli utiliser le mot en F... des petits cons comme toi qui font le mauvais choix. Au revoir. » La séquence s'ouvre sur un texte « Ed Who? » et montre en arrière-plan une image de Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations unies, ainsi qu'une femme de Gaza en larmes.

L'artiste de 82 ans n'en est pas à sa première prise de position. En 2024, il avait appelé ses abonnés à ne voter ni pour Kamala Harris ni pour Donald Trump en raison de leurs positions sur le conflit israélo-palestinien. Plus récemment, en juillet, il avait exprimé son soutien à Palestine Action après que l'organisation a été classée comme groupe terroriste en vertu de la loi britannique de 2000. Il s'en est également pris à d'autres musiciens, notamment Thom Yorke et Jonny Greenwood de Radiohead, leur affirmant qu'« il n'y a pas d'argument à avoir » et que « ce n'est pas un conflit, c'est un génocide ». Il avait aussi répondu à Nick Cave, qui avait jugé son soutien au mouvement BDS « embarrassant » et « profondément nuisible », en lui lançant : « Ce n'est pas compliqué. Faites attention ! »

Plus tôt cette année, Roger Waters avait dévoilé une version « réimaginée » du titre « Comfortably Numb » de Pink Floyd, enregistrée avec la chanteuse palestinienne Mona Miari, espérant qu'elle serait perçue comme « prophétique ». Il avait également répliqué à David Draiman, chanteur de Disturbed, qui avait déclaré vouloir le « frapper » pour sa « trahison massive envers les Juifs du monde entier ». Waters avait répondu en accusant Draiman d'être un « porc nazi raciste et psychotique » et en affirmant qu'il écrivait des messages sur les bombes avant que l'armée israélienne ne les largue sur Gaza.

Cette nouvelle polémique illustre les tensions croissantes dans le monde de la musique autour du conflit israélo-palestinien. Alors que plusieurs artistes choisissent de se retirer de tournées pour marquer leur solidarité, les prises de position publiques continuent de diviser le milieu culturel et de susciter des réactions en cascade.

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