Le couple de stars de la country Tim McGraw et Faith Hill a dévoilé un sapin de Noël monumental, décoré de rubans rouges, qui s’impose comme l’une des tendances les plus chaleureuses de la saison. Pour la rédaction de Homes & Gardens, dont Megan, responsable de l’actualité people du magazine, signe l’article, cette décoration illustre une forme de nostalgie méridionale américaine, faite de matières simples, de couleurs franches et d’un sentiment de maison habitée.
Le choix du ruban rouge, déployé en longues boucles sur les branches, donne au sapin une allure à la fois généreuse et familière. Loin des décors minimalistes qui ont dominé les dernières années, cette approche assume le volume, la couleur et l’accumulation, des qualités qui évoquent les fêtes de famille telles qu’on les imagine dans le Sud des États-Unis. Par sa taille, l’arbre occupe une place centrale dans la pièce, sans chercher à se faire discret, et c’est précisément cette présence qui fait de la décoration un objet de conversation autant qu’un élément de décor.
Au-delà de la vedette qui l’arbore, cette tendance rejoint un goût plus large pour les intérieurs qui assument leur personnalité. Dans une autre publication du groupe, Rory Alastair Robertson, spécialiste des demeures historiques et rédacteur en chef de l’éditorial intérieurs chez Livingetc, défend l’idée d’un « contraste discret », qui consiste à introduire une légère friction dans une pièce plutôt que de tout harmoniser. Robertson, qui a grandi à Morningside, à Édimbourg, dans une architecture georgienne et victorienne, y voit une continuité avec l’éducation visuelle de son enfance. Cette logique, appliquée aux fêtes, peut se traduire par un ruban éclatant posé sur un sapin aux teintes plus sobres, ou inversement.
Le parcours de Robertson éclaire aussi l’origine de ce goût pour le décor affirmé. Son premier contact avec la décoration remonte à l’époque où sa mère a fait monter un échafaudage pour peindre elle-même la cage d’escalier victorienne de trois étages en Farrow & Ball Picture Gallery Red, puis a doré à la feuille, à la main, le salon, sur une sous-couche Sudbury Yellow. Cette époque, marquée par Jocasta Innes et Kenneth Turner, faisait des techniques de peinture et du style maximaliste la raison d’être du décor. Robertson, qui a étudié l’architecture d’intérieur à l’université d’Édimbourg, puis la scénographie théâtrale et l’illustration architecturale à la Rhode Island School of Design, poursuit aujourd’hui cette tradition comme intervenant invité à la KLC School of Interior Design, à Chelsea.
Ainsi, la décoration de Tim McGraw et Faith Hill se lit moins comme un simple effet de mode que comme une invitation à faire de Noël un moment d’expression personnelle. L’accumulation de rubans, la taille de l’arbre et la chaleur du rouge composent un décor qui parle de famille, de tradition et de générosité, et qui rappelle que la mode des intérieurs revient régulièrement vers des références anciennes, du décor peint des demeures victoriennes aux fêtes américaines d’autrefois.