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«SNL» parodie une campagne républicaine en pleine panique avant les midterms

Le cold open du «Saturday Night Live» du 3 octobre a mis en scène des stratèges républicains débordés, un Marco Rubio hispanophone et un Mitch McConnell en fauteuil roulant, à un mois d'élections de mi-mandat sous tension.

Le «Saturday Night Live» a ouvert sa saison avec un cold open entièrement consacré à la fébrilité républicaine à un mois des élections de mi-mandat. Diffusé le 3 octobre sur NBC, le sketch met en scène deux stratèges du parti, incarnés par Andrew Dismukes et Ashley Padilla, qui peinent à susciter l'enthousiasme pour leur camp. La séquence brosse le portrait d'une formation en quête de message, alors que le président est donné en difficulté dans les sondages.

La galerie de personnages donne le ton. Marcello Hernández apparaît en Marco Rubio, s'adressant à des électeurs en espagnol et reconnaissant que Donald Trump n'a pas été à la hauteur des attentes. Mickey Day incarne ensuite un Mitch McConnell de 84 ans, en fauteuil roulant, sénateur du Kentucky, qui vient ajouter une touche de confusion à la stratégie démocrate-républicaine. Le sketch multiplie les apparitions pour illustrer les divisions et les maladresses d'un camp en campagne.

Pete Hegseth fait également partie des cibles. Le secrétaire à la Défense est montré en train de boire une bière sans alcool estampillée «Spider-Man», un clin d'œil aux moqueries visant Tom Holland. La séquence s'amuse des contradictions et des postures de l'administration, tout en évoquant J.D. Vance, dont le portrait peu flatteur renforce l'idée d'une campagne à la dérive. Le «SNL» n'épargne donc ni les conseillers, ni les ministres, ni le vice-président.

Ce cold open intervient à un moment charnière. À un mois du scrutin, les élections de mi-mandat s'annoncent volatiles et le président est en baisse dans les enquêtes d'opinion. La chaîne NBC profite de cette fenêtre pour transformer l'actualité politique en satire, une tradition bien rodée pour l'émission. Le sketch ne se contente pas de railler un camp : il dépeint une machine électorale qui cherche ses marques, entre messages contradictoires et figures clivantes.

La prestation de Mickey Day en Mitch McConnell, figure historique du Sénat, ajoute une dimension générationnelle. Le recours à un fauteuil roulant et à un personnage âgé souligne l'écart entre les cadres du parti et un électorat en mouvement. En parallèle, la scène de Marco Rubio parlant espagnol rappelle les efforts des républicains pour séduire l'électorat hispanique, un enjeu central dans plusieurs États clés.

Le «SNL» poursuit ainsi sa mission de commentaire politique par l'humour. En choisissant de montrer des stratèges dépassés, l'émission suggère que la bataille des midterms se joue autant sur la forme que sur le fond. La satire ne prédit pas le résultat, mais elle capte une atmosphère : celle d'une campagne où chaque camp cherche à masquer ses faiblesses. Pour le public français, ce type de séquence offre un aperçu des tensions qui traversent la vie politique américaine à l'approche d'un scrutin décisif.

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