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Le Congrès américain prépare un crédit d'impôt fédéral de 20 % pour le cinéma et la télévision

Des membres du Congrès américain rédigent une loi créant une incitation fiscale fédérale de 20 % pour les productions cinéma et TV, avec des bonus pouvant porter le taux à 30 %, après le soutien du président Trump.

Des membres du Congrès américain sont en train de rédiger une législation qui créerait une incitation fiscale fédérale de 20 % pour les productions de cinéma et de télévision, avec des bonus pouvant porter ce taux jusqu'à 30 %. Le projet de loi devrait être présenté ce mois-ci, peut-être dès la fin de la semaine prochaine, selon des informations exclusives rapportées par Variety.

Cette initiative intervient après que le président Donald Trump a approuvé l'idée la semaine dernière. Le dispositif, s'il est adopté, marquerait une avancée majeure pour l'industrie du divertissement américaine, qui dépend largement des incitations fiscales accordées au niveau des États, comme celles de la Géorgie, de New York ou de la Californie. Un crédit d'impôt fédéral viendrait s'ajouter à ces aides locales, rendant les États-Unis encore plus compétitifs face aux tournages délocalisés au Canada, au Royaume-Uni ou en Australie.

Les détails précis du texte restent à finaliser, mais les contours évoqués laissent entrevoir un mécanisme de crédit d'impôt de base de 20 % sur les dépenses de production éligibles. Des bonus supplémentaires pourraient être accordés pour les tournages en extérieur, l'embauche de main-d'œuvre locale ou encore les productions respectant des critères environnementaux stricts. Ces majorations pourraient porter l'avantage total à 30 %, un niveau jugé suffisamment attractif pour retenir les grosses productions hollywoodiennes sur le sol américain.

Le soutien de Donald Trump à ce projet constitue un revirement notable. Pendant son premier mandat, l'ancien président s'était montré critique envers certaines pratiques de l'industrie du divertissement, tout en maintenant un dialogue constant avec les grands studios. Son approbation personnelle pourrait faciliter le passage de la loi au Congrès, même si le texte devra encore franchir plusieurs étapes législatives, notamment au Sénat et à la Chambre des représentants.

Les syndicats de l'industrie, comme la Directors Guild of America ou l'International Alliance of Theatrical Stage Employees, suivent de près ces négociations. Ils y voient une opportunité de stabiliser l'emploi dans un secteur marqué par des grèves historiques en 2023 et une reprise encore fragile après la pandémie. Les studios, de leur côté, plaident pour une simplification administrative et une prévisibilité budgétaire à long terme, alors que les coûts de production ne cessent d'augmenter.

Si le projet aboutit, il s'agirait de la première incitation fiscale fédérale permanente dédiée au cinéma et à la télévision aux États-Unis. Jusqu'ici, les aides publiques relevaient essentiellement des États, créant une concurrence parfois féroce entre eux. Un dispositif fédéral uniformiserait les règles du jeu et pourrait redessiner la carte des tournages à travers le pays, au bénéfice des régions qui investissent déjà dans des infrastructures de production.

Les prochaines semaines seront décisives pour connaître la version finale du texte et mesurer son accueil au sein des deux chambres. Les observateurs notent que la fenêtre politique est étroite, mais que le soutien présidentiel change la donne. L'industrie du divertissement, qui représente des centaines de milliers d'emplois directs et indirects, retient son souffle.

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