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Un toit de bambou en forme de lotus surplombe un espace de yoga à Bali

Le studio Pablo Luna achève à Ubud, à Bali, un pavillon de yoga de 125 mètres carrés dont la toiture en bambou évoque un lotus vu du ciel. La structure, pensée dès 2021, explore la biomimétique et s'ouvre largement sur la rivière et la forêt environnante.

Le studio d'architecture Pablo Luna a dévoilé un pavillon de yoga à Ubud, à Bali, dont la toiture en bambou déploie une silhouette de lotus visible depuis les airs. Nommé Lotus Yoga Shala, le bâtiment de 125 mètres carrés repose sur une plateforme surélevée qui suit les contours naturels d'un terrain en pente, au bord d'une rivière, laissant la végétation s'approcher jusqu'à ses limites.

Le projet, développé depuis 2021, est présenté par l'agence comme l'une de ses premières réalisations explorant la biomimétique. Si la forme florale a été maintenue tout au long de la conception, c'est le travail dense du bambou qui donne au bâtiment son caractère définitif. Chaque « pétale » de lotus naît d'un système structurel en bambou petung : des arches primaires regroupent trois longueurs de bambou, tandis que des lattes fendues forment une grille incurvée continue au-dessus d'elles. À la périphérie, les charges se concentrent en faisceaux de trois à cinq poteaux, laissant de larges ouvertures entre eux et préservant une vue dégagée sur le paysage.

De l'intérieur, le plafond se lit comme un dessin dense de nervures de bambou entrecroisées, avec des panneaux tissés qui filtrent la lumière du jour. Les murs conventionnels disparaissent presque entièrement autour de l'espace de pratique, faisant de la toiture la principale limite spatiale. Les vues s'étendent vers la rivière et la végétation, tandis que l'air et la lumière circulent librement à travers le périmètre. Pour un lieu destiné au yoga et à la méditation, cette ouverture confère au bâtiment une grande partie de son atmosphère.

Le plancher et la canopée encadrent simplement le paysage environnant comme partie intégrante de la pièce. Le lotus donne au pavillon une identité visuelle immédiate, mais l'approche la plus convaincante réside dans la manière dont l'image devient structure. Le contour des pétales naît directement du système de toiture, et la même géométrie courbe permet d'obtenir un large abri avec relativement peu de colonnes. La plateforme surélevée a été conçue pour préserver les courbes existantes du terrain et limiter le contact avec le sol, plutôt que de l'aplanir.

Le pavillon reste compact, sa présence provenant essentiellement d'une canopée qui s'étend bien au-delà du plancher circulaire et semble flotter parmi la végétation. La construction, dont l'achèvement est prévu pour 2026, illustre une recherche où l'ornement et la portance se confondent, et où le toit définit à lui seul l'identité du lieu.

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