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CinderClock, un réveil autonome et réparable pour se passer du téléphone

Le CinderClock est un réveil de bureau autonome, sans application ni connexion cloud, conçu pour éviter les distractions du téléphone. Ses plans, son firmware open source et sa conception favorisent la réparabilité et la longévité.

Le CinderClock est un réveil de bureau autonome conçu pour répondre à un problème bien précis : la tendance à perdre vingt minutes sur son téléphone après avoir réglé une alarme. Ce dispositif se présente comme une alternative aux smartphones, qui, bien qu'efficaces comme réveils, ouvrent la porte à une multitude de distractions. L'appareil fonctionne de manière totalement indépendante, sans application, sans connexion cloud et sans abonnement. Le WiFi reste d'ailleurs désactivé au démarrage, sauf si l'utilisateur l'active manuellement pour installer une mise à jour du firmware.

Conçu par Aqnazar Arysbek, le CinderClock offre une gamme de fonctions pratiques pour un réveil de chevet. Il dispose d'un historique d'alarmes pouvant contenir dix entrées, d'un minuteur qui continue de fonctionner pendant la navigation dans les menus, et d'un chronomètre capable de suivre quatre tours avec une précision au centième de seconde. L'affichage du chronomètre, qui change rapidement, peut être masqué pour éviter toute distraction visuelle. Deux préréglages Pomodoro permettent de stocker des périodes de travail et de repos allant de 1 à 999 minutes, chacune étant signalée par une mélodie distincte. L'appareil surveille également la température et l'humidité locales, et fournit les heures de lever et de coucher du soleil.

La forme physique de l'appareil est pensée pour une utilisation permanente sur un bureau. Son écran est incliné pour une lisibilité optimale, que le réveil soit posé sur une table de nuit ou sur une étagère plus haute. La navigation se fait à l'aide de quatre touches et d'un joystick, avec un accès rapide aux menus de l'alarme, du minuteur et du chronomètre. Le boîtier, imprimé en 3D, intègre la grille du haut-parleur dans la coque. Le processeur se met en veille entre les secondes pour viser une autonomie de deux semaines, bien que la durée réelle ne soit pas encore publiée.

L'aspect le plus remarquable du CinderClock réside dans sa philosophie de réparabilité. La liste des matériaux, les fichiers de conception du circuit imprimé et les modèles du boîtier sont publiés dès le lancement. Le firmware est disponible sur GitHub sous une licence permissive Apache 2.0. Chaque position de module est étiquetée à l'arrière de la carte mère. Le choix de composants courants et bien documentés vise à garantir la disponibilité des pièces de rechange, un facteur clé pour maintenir un appareil en état de marche des années après son achat.

La plupart des réveils sont conçus pour être remplacés plutôt que réparés. Le CinderClock, à l'inverse, fait de la longévité une valeur de conception centrale. De son firmware open source à sa carte de circuit imprimé étiquetée, l'appareil est pensé pour être compris et entretenu par son propriétaire. Cette approche, plus exigeante à mettre en œuvre, reste rare dans le secteur.

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