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L’Ukraine prépare le transfert de Yevhen Konovalets depuis Rotterdam

Le gouvernement ukrainien a fixé le lieu et le protocole de la réinhumation du premier chef de l’OUN. Ses restes doivent être transférés du cimetière de Crooswijk vers le Cimetière militaire mémoriel national.

Cet article a été produit avec l’aide de l’IA sous la responsabilité éditoriale de Haydamax OU.

L’Ukraine s’apprête à transférer les restes de Yevhen Konovalets depuis le cimetière de Crooswijk, à Rotterdam, vers son Cimetière militaire mémoriel national. Une information datée du 11 août a indiqué que l’exhumation avait été effectuée. En début de soirée, les autorités ukrainiennes et la municipalité de Rotterdam n’avaient pas encore publié de communiqué distinct annonçant la fin de cette opération. Les étapes juridiques et institutionnelles du transfert sont toutefois publiques.

Le 15 juillet, le gouvernement ukrainien a adopté l’ordre n° 703-r. Le texte décide la réinhumation de Konovalets au cimetière national et prévoit des honneurs militaires. Il charge le ministère des Affaires étrangères d’obtenir les autorisations néerlandaises nécessaires pour l’exhumation et le transport des restes jusqu’en Ukraine.

Le dossier avait avancé dès le mois de mai. Iryna Vereshchuk, responsable adjointe de l’administration présidentielle ukrainienne, avait déclaré que l’autorisation de réinhumation était acquise. De son côté, la municipalité de Rotterdam avait confirmé au média néerlandais Binnenlands Bestuur que l’ambassade d’Ukraine avait déposé une demande concernant les restes de Konovalets à Crooswijk.

Konovalets repose à Rotterdam depuis 1938. Le 23 mai de cette année-là, il fut assassiné dans la ville au cours d’une opération des services soviétiques. Le Service de renseignement extérieur de l’Ukraine, à partir d’archives soviétiques, identifie l’officier du NKVD Pavlo Soudoplatov comme l’auteur de l’attentat et affirme qu’il agissait sur instruction de Staline.

Avant sa mort, Konovalets avait été colonel de l’armée de la République populaire ukrainienne. Après l’échec de cette première expérience étatique, il poursuivit son activité en Europe. En 1929, il devint le premier dirigeant de l’Organisation des nationalistes ukrainiens, fonction qu’il occupa jusqu’à son assassinat.

Pendant des décennies, le cimetière de Crooswijk a donc servi de lieu de commémoration à la diaspora ukrainienne. Des cérémonies y ont été organisées régulièrement, donnant à cette tombe une dimension politique et communautaire qui dépassait largement le cadre local néerlandais.

Le transfert s’inscrit dans une politique ukrainienne plus récente de rapatriement de figures historiques. En mai, les restes d’Andriy Melnyk et de son épouse Sofia Fedak-Melnyk ont été exhumés au Luxembourg puis réinhumés au Cimetière militaire mémoriel national. Les autorités de Kyiv avaient alors annoncé leur intention de poursuivre ce type d’opérations.

Le nouveau cimetière est conçu comme un espace national reliant les différentes générations de la lutte pour l’indépendance. Dans ce cadre, le gouvernement présente Konovalets comme un militaire et responsable politique de la cause indépendantiste au XXe siècle.

La réinhumation n’efface pas les controverses historiques qui entourent l’OUN et ses évolutions ultérieures. Mais elle fixe clairement la position institutionnelle de l’État ukrainien sur le statut mémoriel de Konovalets.

La date exacte de l’arrivée des restes en Ukraine et de la cérémonie finale doit encore être annoncée. Le plan gouvernemental prévoit des commémorations au passage de la frontière et à Kyiv avant l’inhumation avec les honneurs militaires. Ce calendrier constituera la dernière étape d’un transfert préparé diplomatiquement depuis le printemps.

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