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Une position S-400 frappée près de Gelendzhik, selon The Telegraph

Une rampe S-400 située à environ 19 km du complexe du cap Idokopas a été touchée par des drones ukrainiens, selon The Telegraph. La destruction de toute la batterie n’est pas établie.

Cet article a été produit avec l’aide de l’IA sous la responsabilité éditoriale de Haydamax OU.

Des drones ukrainiens ont frappé une position de lancement du système russe S-400 Triumf près de Gelendzhik, sur la côte de la mer Noire, selon The Telegraph. Le site se trouvait à environ 12 miles, soit 19 kilomètres, du vaste complexe du cap Idokopas souvent appelé « palais de Poutine ».

Robert Brovdi, commandant des forces ukrainiennes de systèmes sans pilote, a déclaré que le lanceur touché avait brûlé pendant environ trois heures après l’attaque du 9 août. Cette affirmation constitue la principale source publique sur l’état précis de la cible.

Il faut toutefois distinguer un lanceur d’une batterie complète. Le S-400 fonctionne avec plusieurs véhicules de lancement, des radars, des postes de commandement et des équipements de soutien. Les informations disponibles ne permettent pas d’affirmer que l’ensemble de ce dispositif a été détruit. La formulation la plus solide reste donc celle d’une position ou d’un lanceur touché.

Le contexte régional est mieux documenté. Des médias indépendants ont fait état d’une vague plus large d’attaques ukrainiennes en Russie les 9 et 10 août. Des coupures de courant ont été signalées à Gelendzhik et les autorités de Novorossiysk ont parlé de débris de drones. Ces éléments confirment une forte activité aérienne sur la côte, sans fournir une évaluation indépendante des dégâts subis par le S-400.

La cible a une importance particulière parce que le S-400 est conçu pour défendre de vastes zones contre les avions, les missiles et les drones. Un lanceur mis hors service réduit le nombre de missiles immédiatement disponibles et oblige l’armée russe à réparer, remplacer ou redéployer du matériel.

Brovdi affirme en outre que la position avait servi la veille à lancer des missiles contre des villes ukrainiennes. La Russie utilise certains missiles du S-400 contre des objectifs terrestres, malgré la vocation initialement antiaérienne du système. Dans ses bilans, l’armée de l’air ukrainienne classe régulièrement certaines attaques balistiques sous l’appellation Iskander-M/S-400.

Pour Kyiv, une telle frappe peut donc produire deux effets: affaiblir la défense aérienne russe sur un corridor de pénétration et neutraliser temporairement un moyen susceptible d’être utilisé pour des frappes au sol. L’effet réel dépendra de la rapidité avec laquelle la Russie pourra remplacer le lanceur et de l’état des radars et équipements de commandement voisins.

La proximité du cap Idokopas donne à l’événement une forte dimension politique. Des enquêtes de l’opposition russe ont associé le complexe à Vladimir Poutine, mais celui-ci a nié en être propriétaire. En 2021, l’homme d’affaires Arkadi Rotenberg a affirmé que la propriété lui appartenait. Il est donc plus exact de parler d’un domaine publiquement associé au président russe que d’une propriété légalement établie à son nom.

Les prochaines images satellites ou vidéos géolocalisées permettront peut-être de mesurer les dégâts. En attendant, l’épisode montre surtout une évolution claire: les systèmes chargés de protéger l’arrière russe deviennent eux-mêmes des cibles de la campagne ukrainienne de drones à longue portée.

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