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Caroline Zimbalist présente des exosquelettes portables pour le printemps 2027

Pour sa deuxième saison au calendrier officiel du CFDA, la créatrice Caroline Zimbalist dévoile une collection printemps 2027 qui allie bioplastiques biodégradables, motifs d'insectes et silhouettes plus commerciales, avec des pièces pensées pour être réellement portées.

Caroline Zimbalist a présenté lundi sa collection printemps 2027, sa deuxième saison au calendrier officiel du CFDA, avec une ambition clairement affichée : rendre ses créations sculpturales réellement portables. La créatrice, qui s'est fait connaître par des embellissements organiques proches d'œuvres d'art portables, a expliqué avoir fait évoluer sa technique de biomatériaux pour que celle-ci « entre et sorte presque du tissu », selon ses mots rapportés lors de sa présentation.

« J'ai vraiment fait évoluer la technique du biomatériau, donc maintenant il entre et sort presque véritablement du tissu », a-t-elle déclaré. « Les vêtements semblent plus portables que jamais. » Cette évolution répond à une exigence professionnelle assumée : « Si je veux vraiment être une créatrice qui réussit ici, les gens doivent porter des choses dans lesquelles ils peuvent bouger. » La créatrice dit ainsi se challenger pour ramener l'élément de beaux-arts vers un ancrage plus wearable.

La collection printemps 2027 comprend des pièces plus commerciales que par le passé : robes asymétriques à volants, pantalons larges plissés et robes longues à col halter. Pour les imprimés colorés inspirés de la nature, Zimbalist s'est tournée vers les insectes, étudiant leurs marquages individuels et leurs traces pour explorer l'idée de « laisser nos carapaces derrière nous ». La marque a également dévoilé ce que la créatrice appelle des « exosquelettes » : des coques dures et multicolores qui représentent la mue.

Les motifs d'insectes se déploient sur les vêtements : des ailes de papillon s'étendent sur les bustes, tandis que des motifs de libellule apparaissent sur des robes en dentelle « slinky ». Le pointillisme traverse toute la collection via des bio-sequins intégrés aux tissus de soie, plutôt que posés un par un, a précisé Zimbalist. Cette approche technique distingue la collection, qui conserve une dimension artistique tout en s'orientant vers des pièces plus faciles à porter au quotidien.

La démarche de Caroline Zimbalist s'inscrit dans une tendance plus large de la mode contemporaine, où les créateurs cherchent à concilier innovation matérielle et portabilité. En utilisant des bioplastiques biodégradables, la créatrice inscrit également son travail dans une réflexion sur l'impact environnemental du secteur. Ses créations, qui oscillent entre fantastique et fonctionnel, témoignent d'une recherche sur la frontière entre vêtement et sculpture.

Avec cette deuxième saison sur le calendrier officiel du CFDA, Caroline Zimbalist confirme sa volonté de s'imposer comme une voix singulière de la mode new-yorkaise, capable de faire dialoguer art, nature et vêtement. La collection printemps 2027 marque une étape vers une approche plus commerciale, sans abandonner l'identité sculpturale qui fait la signature de la marque.

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