Wireva

Quand le silence devient une habitude entre candidats et employeurs

La génération Z reconnaît davantage le ghosting professionnel dans une enquête américaine, mais une majorité des répondants a aussi subi le silence d’une entreprise.

Работодатели и кандидаты все чаще исчезают друг у друга без ответа

Tima Miroshnichenko / Pexels · Pexels License · rights

Cet article a été produit avec l’aide de l’IA sous la responsabilité éditoriale de Haydamax OU.

Il suffit parfois d’un message pour fermer proprement une porte. Pourtant, dans le recrutement, ce message n’arrive plus toujours. Des candidats cessent de répondre après un entretien ou une offre, tandis que des entreprises laissent des personnes attendre une décision qui ne viendra jamais. Le ghosting professionnel ressemble de plus en plus à une habitude relationnelle plutôt qu’à un accident.

Une enquête de NumberBarn menée en janvier 2025 auprès de 1 510 habitants des 30 plus grandes métropoles américaines montre que 41 % des répondants de la génération Z reconnaissent avoir déjà ghosté un employeur potentiel au cours d’un recrutement ou d’un entretien. C’est davantage que les Millennials, à 37 %, la génération X, à 26 %, et les baby-boomers, à 22 %.

La statistique ne concerne pas uniquement les personnes qui avaient déjà reçu une offre. Elle couvre tout le parcours de recrutement. Un autre chiffre souvent cité, 54 %, vient de Resumeorg : sur 1 115 responsables du recrutement américains interrogés en juin 2025, 54 % ont déclaré avoir déjà été ghostés par un candidat de la génération Z après avoir fait une offre. Il ne s’agit donc pas de 54 % des jeunes candidats.

Ce qui se passe après l’offre peut être spectaculaire : une personne accepte mais ne termine pas les formalités, ne se présente pas le premier jour ou commence puis disparaît rapidement sans prévenir. Pour l’entreprise, ce comportement désorganise l’équipe. Pour le candidat, il peut aussi laisser une trace durable auprès d’un recruteur ou d’un secteur professionnel plus petit qu’il n’y paraît.

Mais le malaise n’est pas à sens unique. Dans l’enquête NumberBarn, 61 % de tous les répondants disent avoir été ghostés par un employeur potentiel. Parmi ceux qui ont ghosté une entreprise, près de la moitié avaient reçu une autre offre et 28 % avaient perdu leur intérêt pour le poste. Le silence peut donc venir d’un choix opportuniste, d’une fatigue ou du sentiment que la relation n’a jamais vraiment commencé.

Cette dernière dimension apparaît dans les récits de jeunes chercheurs d’emploi recueillis par Business Insider. Certains disent envoyer des centaines de candidatures et passer plusieurs entretiens sans toujours obtenir de réponse finale. À force, chaque candidature ressemble moins à une rencontre avec une entreprise qu’à une ligne de plus dans un système automatisé.

Cela ne suffit pas à prouver que les entreprises ont « appris » le ghosting à la génération Z. La causalité n’est pas établie. Mais Indeed a montré en 2023 que 54 % des employeurs américains interrogés pensaient qu’une meilleure communication et plus de transparence pourraient réduire le phénomène, et 43 % citaient des processus plus courts. Les candidats évoquaient surtout le salaire, la transparence de la rémunération et les avantages.

Le sujet finit donc par revenir à quelque chose de très humain : la manière dont on quitte une conversation. Une entreprise qui refuse un candidat peut le dire. Un candidat qui accepte un autre poste peut le dire aussi. Le marché du travail restera concurrentiel, mais il n’est pas obligé de devenir une suite de relations interrompues sans un mot.

Same event, other desks

Story file →