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30 oiseaux perdus sur deux lâchers : les chiffres du chat « Nine Lives »

À Purerua, deux groupes de 20 pāteke ont été relâchés en 2023 et 2024. Le même chat haret est accusé d’en avoir tué 15 à chaque fois.

Cet article a été produit avec l’aide de l’IA sous la responsabilité éditoriale de Haydamax OU.

Deux lâchers de 20 oiseaux. Quinze pertes attribuées au même prédateur après le premier. Quinze autres après le second. L’histoire du chat haret surnommé « Nine Lives » est spectaculaire, mais elle est surtout révélatrice par ses chiffres : sur la péninsule de Purerua, un seul animal a pu déséquilibrer deux tentatives successives de réintroduction d’un oiseau rare.

Le premier groupe de pāteke a été relâché en 2023 par Pest Free Purerua. Le site était considéré comme suffisamment protégé contre les chats harets. Une semaine plus tard, un premier oiseau était retrouvé mort. Des caméras ont ensuite identifié un grand chat gris tigré avec des marques particulières. L’équipe lui a attribué la mort de 15 autres pāteke.

Le dispositif de surveillance a été élargi : davantage de cages, de pièges et de caméras nocturnes. Plusieurs chats ont été capturés, mais pas celui-ci. L’animal pouvait apparaître à n’importe quelle heure puis disparaître pendant deux ou trois mois. Son comportement irrégulier explique le surnom « Nine Lives » et les années nécessaires pour le retirer du site.

En 2024, le projet a relâché 20 nouveaux pāteke. Le même chat est revenu et 15 autres oiseaux lui ont été attribués. The Guardian estime que le total atteint des dizaines de pāteke, environ 1 % de la population de l’espèce. Ce pourcentage est une estimation tirée du reportage. Les données du Department of Conservation permettent néanmoins de mesurer l’ordre de grandeur : en 2022, l’agence estimait entre 2 000 et 2 500 le nombre de pāteke vivant à l’état sauvage.

Le pāteke, ou brown teal, est endémique de Nouvelle-Zélande. Le DOC le décrit comme l’oiseau d’eau le plus rare du pays sur le continent. Sa situation s’est améliorée au fil des programmes de conservation, mais la population reste vulnérable. La prédation par des mammifères introduits figure parmi les principales menaces, avec la perte d’habitat et d’autres pressions.

Le 30 juillet 2026, les données ont enfin joué en faveur des piégeurs. Au lieu de ses apparitions aléatoires, le chat avait fréquenté une carrière pendant trois nuits successives. L’équipe a utilisé du saumon, du poulet frit et du lapin comme appâts. Une caméra a envoyé une alerte lorsqu’un chat est entré dans une cage. Après identification, l’animal a été abattu de manière humane.

Le corps devait être examiné puis naturalisé pour servir à la sensibilisation. La mort de « Nine Lives » a également relancé une discussion plus large sur la gestion des chats harets. En novembre 2025, le gouvernement néo-zélandais les a ajoutés aux cibles de Predator Free 2050. Plus de 90 % des quelque 3 400 contributions à la consultation soutenaient une meilleure gestion. Les chats domestiques ne sont pas visés.

En mars 2026, le gouvernement recensait plus de 9 000 projets communautaires de piégeage dans le pays et annonçait une montée en échelle de la lutte contre les prédateurs introduits. Purerua montre pourquoi cette continuité compte : l’échec d’une réintroduction ne dépend pas seulement du nombre d’animaux relâchés, mais de la pression de prédation après leur arrivée.

Un nouveau lâcher de pāteke est envisagé. Les prochains chiffres seront les plus importants : non pas le nombre d’oiseaux transportés sur la péninsule, mais leur taux de survie une fois le site rendu, espère-t-on, réellement plus sûr.

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